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Investir dans une petite SARL : pourquoi pas vous ?

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Vous pouvez effectuer des placements dans une SARL, si la société ouvre son capital aux nouveaux investisseurs. Cette démarche doit toutefois être mûrement réfléchie. En effet, les droits et les obligations des associés sont encadrés par la loi. Votre entrée au capital vous rendra par ailleurs responsable des éventuelles dettes de l’établissement. Ainsi, vous devrez bien choisir vos interlocuteurs. 

Qu’est-ce qu’une SARL ?

Vous deviendrez un nouvel associé en décidant d’investir dans une petite SARL. Cette abréviation signifie « société à responsabilité limitée ». Concrètement, la responsabilité de chaque investisseur se limite à la somme de ses apports. Cette forme de société doit comporter au moins deux actionnaires. Avec un seul associé, il s’agit d’une EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée). 

Une SARL doit par ailleurs disposer d’un capital social. Néanmoins, la loi n’impose aucun minimum en la matière. Les fondateurs de la société peuvent théoriquement opter pour un euro symbolique. Cette pratique est toutefois peu répandue, car ce choix risque de nuire à la crédibilité de l’entreprise. Or, l’image est particulièrement importante durant la phase de démarrage d’un établissement commercial. 

Vous ne serez pas tenu de participer au quotidien de la société lorsque vous envisagez de devenir investisseur. Votre contribution peut se résumer à un apport en capital. Vous percevrez ensuite des dividendes en fonction de votre participation aux fonds propres de l’entreprise. Évidemment, il faudrait avant tout que l’établissement soit rentable pour toucher des bénéfices proportionnels à votre investissement. 

Qu'est-ce qu’une SARL ?
Drazen Zigic / Shutterstock

Qui peut investir dans une SARL ?

Les personnes physiques et morales peuvent investir dans une petite SARL. Il faudra seulement effectuer un apport en nature ou en numéraire au capital social de la société. Vous pouvez également racheter des parts sociales d’un des associés. Cette transaction nécessite toutefois un agrément pour être valide. Par ailleurs, ce type de société ne peut pas dépasser la limite des 100 associés. 

Cependant, il est important de vous informer sur la politique de rémunération des actionnaires avant d’investir dans une entreprise. Certaines sociétés préfèrent ne pas distribuer de dividendes à la fin de chaque exercice. Cette stratégie permet de réinvestir les bénéfices et d’améliorer la stabilité de l’établissement. De plus, les jeunes structures tendent à ne pas verser de dividende au cours des 5 premières années. Vous devez donc vérifier ces paramètres avant de miser sur une SARL. 

D’autre part, vous avez besoin de clarifier vos objectifs par rapport à cette démarche. Il serait par exemple plus intéressant d’investir dans une start-up, si vous cherchez une source de revenus alternative. Ce placement est risqué, mais potentiellement plus lucratif. La SARL est, en revanche, un excellent choix d’investissement si vous privilégiez la sécurité. Ce type de structure implique en effet de nombreux acteurs. Ainsi, les prises de décision sont toujours concertées au sein de la société. 

Qui peut investir dans une SARL ?
Jacob Lund / Shutterstock

Comment investir dans une SARL ?

Pour investir dans une petite SARL, vous aurez besoin d’une augmentation de capital ou d’une cession de parts d’un associé. La révision du capital social nécessite un vote de l’assemblée générale et une modification des statuts. De ce fait, vous saurez dans quel type d’entreprise investir lors de l’annonce de ces changements dans le journal officiel. Les sociétés priorisent généralement les offres des associés. Vous ne pourrez donc entrer au capital que si les fondateurs n’ont pas réinvesti.

Concernant la cession de part, cet acte requiert l’approbation des autres associés. Ces derniers disposent d’un mois pour s’opposer à la transaction envisagée. S’ils ne se manifestent pas durant ce délai, la cession est considérée comme acceptée. Vous aurez ainsi la possibilité d’acquérir les parts de l’associé sortant. Un éventuel refus mènera en revanche à une réduction de capital. Dans tous les cas, les associés sont toujours prioritaires par rapport aux investisseurs extérieurs sur cette opération. 

En cas d’augmentation de capital, la société créera de nouvelles parts sociales correspondant à votre apport. Les liquidités sont plus faciles à gérer dans ce type de situation. Vous pouvez néanmoins proposer des biens en nature contre des titres de la SARL. Il peut s’agir d’un immeuble, d’outillage indispensable, d’un bail commercial, etc. Vous avez aussi la possibilité d’acquérir des parts sociales en apportant un brevet ou un savoir-faire. Toutefois, ces éléments ne sont pas comptabilisés dans le capital de la société. 

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