Le développement durable dans les entreprises : la réalité et ce que l’on peut changer

Les entreprises sont à l’origine des activités les plus polluantes de la planète. C’est la raison pour laquelle des stratégies ont été mises en place pour les accompagner sur le chemin du développement durable. Qu’en est-il réellement ? Quels sont les métiers qui peuvent aider les entreprises dans leur transition écologique ? Que faut-il faire pour encourager les compagnies à réduire leur impact environnemental ?

Où en sont les entreprises dans leur transition écologique ?

Les sociétés commencent par prendre conscience de l’importance d’engager leur transition écologique. Selon le Baromètre 2022 de la RSE, plus de 80 % des entreprises déclarent qu’elles sensibilisent leurs employés sur les questions écologiques. De plus, près de 7 000 sociétés sont certifiées ISO 14 001 en France. Il s’agit de la norme de référence en matière de management environnemental.

En revanche, la frontière est mince entre adopter des politiques durables et faire du « green washing ». En effet, beaucoup de sociétés font semblant de s’engager pour la planète, car elles y voient une opportunité de redorer leur image. Un sondage mené par Harris Interractive en 2022 prouve que trois quarts des Français sont méfiants à l’égard des engagements environnementaux des entreprises. Selon cette étude, 57 % des salariés estiment que leur employeur n’est pas sincère quand il met en place une politique RSE. Cependant, même quand les entreprises veulent réellement s’engager dans une transition écologique, elles rencontrent des difficultés à trouver des professionnels qui peuvent les accompagner dans cette démarche.

Le besoin d’experts en environnement pour changer les choses

Les métiers en relation avec le développement durable sont cruciaux pour faire face aux enjeux écologiques. C’est la raison pour laquelle il faut inciter les jeunes à s’inscrire dans une école spécialisée en développement durable afin de suivre une formation diplômante. Les débouchés dans le secteur sont multiples. Il est possible de devenir responsable RSE, ingénieur QHSE, consultant en développement durable, chef de projet en efficacité énergétique.

Aujourd’hui, les employeurs sont à la recherche de profils qui peuvent les aider à maitriser et corriger leur impact sur l’environnement. Pour faire face à ce besoin d’expert, la meilleure solution est d’encourager les jeunes à suivre des formations en lien avec l’écologie. Commencez par leur présenter les avantages qu’ils ont à travailler dans le secteur du développement durable. La rareté des talents dans ce domaine d’activité pousse les employeurs à proposer des conditions de travail avantageuses aux diplômés. Un responsable RSE débutant par exemple perçoit entre 40 000 et 50 000 euros annuels bruts. Avec de l’expérience, cela peut atteindre 80 000 euros bruts.

Il faut aussi valoriser l’impact que le travail peut avoir sur la société. Les jeunes veulent de plus en plus exercer des métiers qui permettent de changer les choses. Expliquez-leur comment un expert en développement durable peut aider des communautés à sauvegarder leur environnement de vie. Les exemples de réussites sont aussi une bonne manière pour encourager les jeunes à faire carrière dans le développement durable. Montrez-leur les réalisations des ONG et associations. Mettez en avant des personnalités qui sont arrivées à changer les choses. Ces exemples sont une source de motivation et d’inspiration.

expert développement durable

Ce qu’il reste à faire pour encourager les entreprises à devenir plus « vertes »

Le meilleur moyen d’inciter une entreprise à adopter une politique respectueuse de l’environnement consiste à lui montrer les avantages qu’elle peut en tirer. L’objectif principal d’une société est d’être performante sur le plan économique. Le gouvernement doit donc influer sur les coûts de production. Il peut instaurer des normes écologiques et taxer les sociétés qui ne les respectent pas. C’est une action efficace, car les entreprises sont toujours à la recherche de profits.

Cette politique du pollueur payeur a déjà fait ses preuves. Le meilleur exemple est la limitation de l’émission de CO2 qui a été imposée par l’UE aux constructeurs automobiles. Pour motiver les entreprises à devenir moins polluantes, il faut aussi les informer sur les aides qui existent pour les accompagner dans la transition écologique.

La mise en place de politique incitative n’est pas le seul levier pour encourager les compagnies à devenir plus vertes. Tout le monde peut contribuer à rendre les entreprises plus écologiques. Les investisseurs par exemple peuvent mettre en place des stratégies d’investissement socialement responsables (ISR). Cela prend différentes formes. Les actionnaires peuvent par exemple pousser leur société à adopter une politique RSE. De même, un investisseur peut faire des placements éthiques et privilégier les entreprises « vertes ».

Les particuliers peuvent aussi changer leurs habitudes de consommation. S’ils commencent à privilégier les entreprises qui s’engagent réellement en faveur de la cause environnementale, cela encouragera les autres à devenir plus « vertes ». Pour l’instant, le prix demeure le principal facteur qui motive un achat. D’ailleurs, selon une étude menée conjointement par Havas Commerce et Paris Retail Week en 2023, il s’agit du premier critère décisif pour les personnes interrogées. L’engagement écologique de l’enseigne arrive à la 8e place.

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